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HISTOIRE

Premier épisode - Épisode précédent

Éveilleur

Chapitre -03

« On se voit plus tard ? » m’avait-il dit.
Il n’était jamais venu.
J’aurais dû le voir venir. Je pensais qu’il était juste gêné, à juste titre, mais en y repensant, son comportement, ce jour-là, aurait dû m’alerter. Le reste de cette journée, il m’avait ignoré. Nous nous étions croisés, nous étions dans le même openspace, mais il m’ignorait. Pas un regard. Pas un sourire. J’aurais dû le voir venir.
Pendant la pause-déjeuner, j’avais placé un post-it dans son tiroir avec mon adresse et mon numéro de téléphone. J’étais resté formel, au cas où Dimitri serait tombé dessus, ou quelqu’un d’autre. À ce moment-là, j’avais de l’espoir.
J’avais fini en avance ce jour-là et étais passé à la pharmacie pour lubrifiant et préservatif. Mon appartement avait été rangé, le diner acheté, les draps changés et je m’étais apprêté. C’était la première fois, depuis bien longtemps, que je prévoyais de faire venir un homme chez moi. Dans mon intimité.
J’avais passé ma soirée dans l’attente, pendu sur mon téléphone. Rien. Confus, un brin agacé, je m’étais couché assez tôt.
Et nous revoici, au lendemain. Aujourd’hui Benjamin était absent. Lorsque je demande à Franck son motif, il me répondit qu’il avait contracté la grippe. Quel menteur. Il avait certainement honte de m’avoir lâchement laissé poireauter.
J’étais en colère, mais en même temps… J’aurais dû le voir venir. C’était toujours la même chose. Un mari volage ne quittait jamais son épouse pour la maîtresse. Et un hétéro ne quittait jamais son confort pour la découverte. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Il choisissait la sécurité.
Personne ne m’adressa la parole de la journée, sauf Dimitri. Sans Benjamin, je devais le superviser. Je n’en avais pas envie. Le voir me le rappelait. Son regard bleu me rappelait le désir de Benjamin. Il avait employé de tels mots à son égard. Pas de simples mots anodins. Des mots passionnés.
Ce soir-là, je reçus un sms pour un nouvel éveil. Je n’étais pas particulièrement d’humeur, mais je pensai que ça me changerait les idées. Je réservai l’hôtel, ma chambre, et confirmai le rendez-vous à 20 h.
Intérieurement, en m’y rendant, je voulais que cela soit Benjamin. Je voulais qu’il vienne là où tout avait commencé. Là où, pour la première fois, il avait empoigné cette chose glacée, profondément enfouie dans ma poitrine. Je voulais qu’il m’explique. Même ne pas s’excuser, m’expliquer.
Il n’y avait pas pire qu’une bête blessée. Pour le moment, j’étais encore dans la phase de remise en question.
Assis, seul, dans le noir. Je ruminai. J’espérai. On frappa alors à la porte, brisant ma morosité.
- Entrez, dis-je.
J’étais persuadé que c’était lui. J’étais prêt à le recevoir.
- Me-Merci… entendis-je d’une voix presque enfantine.
Ce n’était nullement la voix de mon Benjamin. La déception me prit les tripes.
- Venez. Asseyez-vous.
- Merci.
J’affectionnais les gens polis. Même ceux qui l’étaient trop. En un mot, ce jeune homme m’avait livré plein de choses. Un manque de confiance en lui. Le désir de satisfaire autrui. Le don de soi. Il ne me restait qu’à le vérifier point par point.
Et oublier Benjamin.
- Quel est ton âge ? demandai-je.
- Dix-huit ans, monsieur.
- C’est un peu jeune pour me contacter. Mais pas de monsieur entre nous. Je n’ai que 23 ans.
D’ordinaire je ne parlais pas de moi. J’étais décidément déboussolé.
- Je viens ici, car j’ai un petit ami, voyez-vous. Mon premier. Il a de l’expérience, mais pas moi et… J’ai entendu parler de vous. On m’a dit que vous « enseigniez », aux jeunes puceaux ou hétéros… Alors me voici.
Il avait déballé tout cela à la manière d’un texte appris par cœur. Cela me prit de court. Je ne jugeais jamais mes clients, quels qu’ils soient, quelles que soient leurs raisons.
- Que veux-tu apprendre, alors ?
- Les bases. Je veux être parfait pour mon copain, annonça-t-il.
Si j’avais dû juger, ce qui n’est pas le cas, je lui aurais répliqué qu’il se mentait à lui-même. Si son compagnon n’était pas capable d’accepter que le jeune homme en face de moi soit un débutant, cela signifiait qu’il ne tenait pas à lui. Tenir à quelqu’un signifiait le soutenir. La virginité était souvent vue comme une faiblesse par les jeunes.
- Peut-être devrait-on commencer par de simples caresses, d’accord ? Tu te branles ?
Je n’avais même pas pris soin d’analyser son arrivée. Tout s’était fait si rapidement. Lors de celle de Benjamin, j’avais noté le moindre changement d’air, le moindre mouvement, le moindre bruit de pas sur la moquette. Pour celui-ci, rien. Je n’avais envie de rien.
- Je me branle oui. Même si, je me réserve actuellement pour mon copain, je veux être capable de lui donner une grande quantité de sperme, m’annonça-t-il, tout fier.
Il était, en quelque sorte, touchant. Encore une fois, si j’avais dû le juger, je lui aurais pris la main et lui aurais annoncé qu’il se trompait. Encore un petit atteint durement par les performances pornographiques.
- Oublie un instant que tu le fais pour ton copain. Tu viens ici pour apprendre. Pour te découvrir, pas lui.
J’étais peut-être un peu agacé.
- Oui. D’accord.
Il se détendit. Il se releva de sa chaise. Je le sentis bouger. Il retirait déjà son haut.
- Attends, l’arrêtai-je.
Je lui fis face. Dans la pénombre, je vis qu’il avait une tête de moins de moi. Je me sentais dominant.
- Laisse-moi faire.
Je pris ses mains, laissant son teeshirt retomber autour de lui, et les plaça sur ma propre taille.
- Avant de se déshabiller, tu dois provoquer l’excitation. Cela peut se faire habiller. Regarde.
J’inspirai longuement. Mes mains hasardèrent vers lui et rencontrèrent son ventre, dissimulé sous le tissu. Une petite bedaine qui plongeait au-dessus de son boxer. Je le caressai alors, mes mains sur le teeshirt. Je remontai son corps, m’égarai sur ses deux tétons saillants, un peu rebondis, et glissai vers ses bras qui liaient son corps au mien.
Là, je l’entendis gémir doucement.
- Le désir peut naître même entre personnes habillées. Vas-y, déshabille-toi.
Je le sentis ôter avec fougue son haut et le lancer dans la pièce, ses chaussures dont il ne défaisait certainement pas les lacets. Il chancela presque en retirant ses chaussettes, frappant ses pieds nus sur le paquet. Je restai là, habillé, à seulement compter sur mes autres sens que la vue.
Sa chaleur corporelle, ainsi qu’une légère odeur de transpiration, fort agréable, envahirent la pièce.
- Ça y est ? T’es nu ? me lança-t-il, pressé.
Je m’amusai avec lui. C’était mal, je le sais, mais je ne pouvais m’en empêcher. J’évacuai ma frustration concernant Benjamin.
- Viens. Déshabille-moi.
Il se jeta sur moi. Ses mains déboutonnèrent ma chemise avec une incroyable dextérité. Un des boutons vola sans même que je m’en inquiète et, en un instant, un courant d’air chaud s’écrasa contre mon torse. Il expirait bruyamment. Ses mains cherchèrent à me débarrasser de mes manches. Pour cela, il caressa ma peau nue, de mes pectoraux à mes épaules, me faisant frissonner. Il s’attarda particulièrement sur ma clavicule. Ainsi, ma chemise fut enlevée.
Ensuite, fut le tour de mon pantalon. Je l’attendais avec impatience celle-là. Il déboucla ma ceinture à la même vitesse que les boutons de ma chemise, de même que ma braguette. Il s’agenouilla même face à moi pour me faire glisser chacune des jambes.
Évidemment, il en profita pour tâter. D’abord les contours de mon boxer. Une main s’égara sur ma bosse proéminente qu’il ne distinguait pas, avant de descendre sur mes cuisses velues. J’étais même en mesure de sentir son souffle, à travers la tâche humide que mon gland avait créée.
Je passe le moment où il a dû se rendre compte qu’il ne m’avait pas ôté mes chaussures. Il galéra, jura, mais finit par les enlever.
Une fois que je fus dans la même tenue que lui, il resta quelques instants au sol, non pour me déplaire. Sa respiration était courte. Je la sentais contre la peau nue de mes jambes. Mes poils se courbaient à chaque souffle, tels des roseaux bercés par la brise.
- Que veux-tu, désormais ? dis-je d’un ton presque autoritaire.
Ce n’était pas raisonnable de ma part. Sur ce jeune homme inexpérimenté dont je n’avais jamais vu ni touché de mes doigts le visage, j’imprimais mon désir le plus profond : Benjamin. J’imaginais ses cheveux noirs, ses yeux marron, cette petite barbe qu’il arrivait à entretenir.
- Vas-y, Ben, qu’est-ce que tu veux ? soupirai-je en plaçant ma main dans les cheveux de mon agenouillé.
- Je m’appelle Mathis… entendis-je.
Je me ressaisis rapidement. Un moment de faiblesse.
- Oui. Ben, dans le sens « Ben oui », évidemment.
Soudain, je sentis le visage du garçon, prénommé Mathis, se rapprocher de ma bosse. Il la humait. Un bruit humide se fit entendre. Et son muscle buccal, trempé de salive, vint caresser de sa pointe cette protubérance gonflée, pulsant de sang. Je soupirai de plaisir, ailleurs.
Il réitéra l’action plusieurs fois l’expérience, mettant en pratique l’assurance gagnée à chaque lapée. Il rapprochait dangereusement son visage de mon boxer trempé de salive et de mon liquide préséminal. Et pourtant, même si ma main se trouvait dans ses cheveux, je ne l’y avais pas poussé, obnubilé par cette réjouissance.
Mathis finit par y écraser son nez, vorace. Je ne pus l’arrêter. Ses deux mains attrapèrent l’élastique et il libéra ma queue non circoncise de sa prison de coton. Elle heurta violemment sa joue, me faisant sentir par la même occasion qu’il était aussi doux que la matière de mon boxer. Il haletait. Non pas de peur, mais d’euphorie.
Il l’avala d’un coup, sans la moindre hésitation, m’arrachant un hoquet. Ses lèvres repoussèrent la fine peau qui protégeait mon gland. Ma main, dans ses cheveux, se crispa brusquement et l’enfonça, malgré moi, sur mon pieu saillant. Cela ne dura qu’une seconde, il se dégagea alors pour tousser et reprendre sa respiration.
À ce stade, je crus qu’il en avait eu assez, qu’il allait me quitter, apeuré. Le contraire se passa. Il retourna à l’assaut de ma bite. Cette fois, je lui mis le holà, l’arrêtant dans son élan. Je me devais de garder le contrôle de mon poulain.
- Calme-toi, lui ordonnai-je, mes mains sur ses joues finement poilues.
- Mais… je la veux… s’il te plait…
Je rêvais de voir Benjamin me supplier ainsi. Lui qui m’avait rempli la bouche sans demander. Lui qui m’avait embrassé alors que l’extase s’était dissipée. Lui qui m’avait donné de l’espoir. Lui qui m’avait abandonné. J’étais frustré.
- Alors, viens. Viens sur le lit, dis-je en le tirant par le bras.
Je n’eus pas le temps de m’installer confortablement sur le dos, sur ce dessus de lit matelassé, que Mathis se jeta à nouveau sur ma queue. Difficile de se repérer dans le noir, il se heurta d’abord à une cuisse, avant de se guider avec le sens du toucher. Sa main glissa sur mon gland, me faisant frissonner. Il osa faire le tour de mon manche avec sa main et s’arrêta un instant. Réalisait-il qu’il se trouvait face à 17 cm de chair, prête à être englouti ? Humidifié ? En tout cas, il se positionna entre mes jambes, à genoux sur le lit.
- Vas-y doucement. D’abord le gland. Lape-le. Mouille-le. Avale-le. Apprends à le connaître. Ensuite, seulement, tu pourras tenter de l’avaler dans sa globalité, lui enseignai-je.
J’imaginais des cheveux noirs. Des yeux marrons. Une paire de lunettes rondes. Ce souffle grave qu’il avait lorsque le plaisir montait. Je rêvais qu’il se baisse ainsi pour moi. Je rêvais que ce soit lui, là, entre mes jambes, prêt à engloutir ma queue. Ce n’était pas le cas. Peu importait. Je voulais l’imaginer. Il était là. Benjamin était là.
Je sentis alors le souffle de Mathis sur mon gland qu’il décalotta doucement. L’extase approchait. Et la voici. Il suivit mes instructions. Le bout de sa langue vint caresser mon gland gonflé à son maximum, laper cette goutte qui perlait à mon sommet, jusqu’à glisser la pointe de son appendice dans la crevasse de mon urètre. Je soupirai. Je râlai presque. J’étais si bien !
Puis, il humidifia mes contours, hasardant de temps à autre sur le reste de ma verge. À chaque coup de langue, il progressait, descendant plus bas que la fois précédente. Bientôt, je sentis mon gland contre son palais. Des dents aussi, mais ce ne fut pas désagréable. Et bientôt, il fit ployer mes poils pubiens de sa respiration.
Cela ne dura pas, il retira ma verge de sa bouche pour respirer bruyamment. Il était loin d’être un expert, mais avait un monstrueux potentiel.
Ma main plongea dans ses cheveux d’une couleur inconnue. Je l’avais définie comme noire. J’avais envie de le guider, cette fois. J’appuyai doucement, l’invitai à me réchauffer au creux de son antre humide. Il ne se fit pas prier. Je n’eus même pas besoin d’imposer un rythme. Il était affamé.
Goulument, il m’avala en entier. Mon gland buta contre sa glotte. Si je respirais bruyamment, lui ne pouvait s’empêcher de lâcher des soupirs d’extase. Il appréciait. Il adorait. Et sa langue s’activa sur tout le contour de ma verge. Mon épaisseur racla contre ses lèvres qui se distordaient pour me laisser passer. Une fois entièrement au fond, son nez dans mes poils pubiens, il s’arrêta et, sans doute, profita un instant. Cette extase dura quelques secondes avant de la faire ressortir, trempée comme après une machine à laver, avec un délicieux bruit de ventouse.
- J’adore, lâcha-t-il en un soupir.
Et il l’engloutit de nouveau. Il s’amusait, il profitait. Et moi, j’imaginais Benjamin.
La tête sur ma queue, je le sentis relever le bassin, se tortiller tel un poisson hors de l’eau. Il désirait autre chose. Davantage. Alors que j’étais couché sur le lit, je me relevai et m’assis. Lui ne bougea pas, dégustant son met favori avec passion.
Mes mains vinrent se poser sur ses épaules, les caresser, avant de descendre dans son dos. Il était assez musclé, mais ressemblait au reste de son corps, moelleux. Et je continuai ma route en direction du creux de ses reins.
Ma venue créa un sursaut de surprise, mais contre toute attente, il releva encore son postérieur. Il soupira de plus en plus, toujours plus bruyant en avalant ma queue.
Il était devenu un expert maintenant. Il jouait avec le gland, me faisait des gorges profondes à couper le souffle et se délectait de ce liquide préséminal qui maculait certainement ses lèvres.
Mon doigt vint à la rencontre de l’élastique de son boxer. Je jouai avec, le tirai lentement pour le faire claquer contre sa peau, tel un message. Il en gémit, le coquin, se tortillant telle une anguille.
- Que veux-tu ? dis-je d’un ton provocateur.
Il baragouina, mais avec une queue dans la bouche, le défi se releva être un échec. J’agrippai ses cheveux d’une main ferme et, à contrecœur, le défi de mon membre. J’aurais tellement aimé voir son visage rougi par l’effort, sa bouche encore ouverte, prête à de nouveau être remplie, de la salive aux commissures des lèvres, jusqu’au menton.
Benjamin aurait été si beau.
- Je veux ta bite, me supplia-t-il, la voix étouffée.
Je me redressai brusquement. Lui était encore à quatre pattes entre mes jambes et recula d’un pas. À tâtons, je cherchais son corps. Je touchai finalement ses épaules, que je caressai sensuellement, et remontai jusqu’à son cou. Il tressaillit. Ma main enveloppa sa joue parsemée de quelques poils égarés.
Je m’approchai dangereusement de lui. Je sentais son souffle saccadé sur mon visage. J’imaginais ces yeux marrons, ces cheveux noirs dissimulés sous ces lunettes, et, pris dans l’action, je l’embrassai avec passion. Mathis fut interloqué, mais se laissa faire, en pleine extase.
Je mis fin au baiser lorsque je réalisai. Je tentai de remédier à ma gêne.
- Tourne-toi, lui ordonnai-je, une affectueuse claque sur sa joue.
Pataud, ses quatre membres sur le matelas, je le sentis se retourner. La chaleur de ses fesses envahit mon visage. Une délicieuse odeur de transpiration, aussi.
- T’es-tu lavé les fesses ? demandai-je.
- Oui…
Nous restâmes un instant, murés dans le silence. Je me confrontais à mes propres interrogations. Que voulais-je ? Que se passait-il ?
- Mais… Tu ne voudrais vérifier sous une douche chaude ?
Il avait murmuré ces mots. L’idée outrepassait l’une de mes règles fondamentales : ne pas se voir à la lumière. Or, dans une salle de bain, pour des raisons logiques, il faudrait savoir où l’on mettait les pieds.
Je réfléchis un instant. Dans le noir, ainsi, je ne faisais qu’imaginer Benjamin. À la lumière, je ne verrais que Mathis. Il était peut-être temps que je me concentre sur ce jeune à éduquer, plutôt qu’un hétéro inaccessible.
Non. Non. Il ne me ferait pas briser mes principes. Peu importait son identité. Là, dans le noir le plus complet, je pouvais lui façonner un physique, une image entière. Il n’était qu’un corps que je pouvais modeler selon mes fantasmes et mon désir le plus profond. Et ce désir possédait un nom.
- Non, dis-je fermement.
Et j’enfonçais ma tête entre ses fesses encore enveloppées par ce boxer. Ma langue sortit et rafraichit ce tissu. J’aimais les odeurs corporelles et, ici, je pouvais sentir un gout de savon. Noix de coco, même. Je rêvais de lui ôter cette fine barrière, m’obstruant l’accès à cette grotte du plaisir. Mathis, quant à lui, se tortillait toujours autant, reculant à chaque fois qu’il se sentait humidifié. Il adorait cela.
Lentement, je finis par glisser mes doigts entre sa peau lisse et l’élastique. Il frémit en ronronnant. J’appréciais le voir soumis à ses propres désirs, à sa propre imagination. À chacun de mes mouvements, il profitait de l’instant tout en imaginant le suivant, le savourant tout autant. Double sensation. Trop pour ce petit corps, certainement. Il ôta lui-même son boxer d’une main sans la moindre élégance et m’offrit son postérieur.
- Mange-moi, me supplia-t-il, épris.
J’imaginais son visage déformé par le plaisir, sa lèvre inférieure mutilée par ses crocs afin de ne pas crier, ses joues rougies par l’excitation. Je ne pouvais pas le voir avec mes yeux, mais mon esprit, lui, le dessinait parfaitement.
Je ne me fis pas prier. Moi-même affamé, je plongeai ma tête entre ses deux lobes offerts, finement poilus. Mon objectif était déjà déterminé, déjà décidé avant même que son boxer ne vole à travers la pièce : son œillet. J’y fourrai d’abord mon nez, humai cette odeur de savon à la coco mêlée à la transpiration, à sa jubilation. Il se tortillait toujours plus, s’enfonçait sur mon visage.
Alors je sortis ma langue et lui lapa brusquement la raie. Un cri d’étonnement lui échappa, suivi d’un long soupir. Satisfait de la sensation procurée, je ne pus que continuer et m’y attelai férocement. J’étais vorace, en manque de plaisir, et quelque peu frustré par Benjamin. En songeant à lui, je dévorai ce bouton offert.
Visiblement, il appréciait, il adorait même. Lorsque je glissai une main dans son dos, je le sentis se courber à l’extrême pour m’offrir sa croupe. Je l’imaginais la tête en arrière, haletant de plaisir, la bouche grande ouverte. C’était quelque peu la réalité.
Pris par le plaisir, il ne remarqua sans doute pas l’approche de mon index qui, farouchement, glissait le long de sa cuisse en direction de sa grotte trempée. Lorsqu’il y fut, je tapotai à l’entrée pour lui notifier ma présence. Il ne réagit pas davantage, sur son nuage, l’orifice offert. Je souris.
Mon doigt se faufila dans ces plis de peau humide. Il se fit lui-même son chemin, là où personne, d’après Mathis, n’était entré. Pourtant, il glissa. Il s’y fit aspirer. « Quel coquin. » Ne pus-je m’empêcher de penser, amusé. Un deuxième vint le rejoindre et subit le même traitement. Englouti par cette vorace grotte.
Là, et seulement là, il se changea d’attitude. Il gémissait, soufflait bruyamment, mais ne se retirait pas. Bien au contraire. Il s’enfonçait lui-même sur mes doigts. Progressivement, il fit des vas et viens dessus. Je n’étais plus que des doigts sur lesquels il s’excitait. L’idée me déplut.
D’un coup je les lui retirai, et l’écrasai contre le matelas en redressant sur mes genoux. Je dirigeais. Je menais. Je dominais. Je ressentis une forme d’étonnement de sa part ainsi que de la crainte. J’approchai alors mon gland de son trou et l’y posai.
- C’est ça que tu veux ? tonnai-je.
- Oui.
Il déglutit. Sa voix était prise.
Je me frottai alors le membre entre ses fesses bien galbées, je me branlai entre elles. Qu’est-ce qu’il m’excitait, là avec ses cheveux noirs, ses lunettes sur le nez, ses yeux marron. Ah, douce imagination. J’avais envie de lui fourrer tout entier mon pénis dans son trou affamé.
Mon esprit me raisonna. La sécurité avant tout. Un préservatif ne protégeait pas seulement les deux personnes sur l’instant. Il protégeait leurs futurs, leurs amants futurs. Lorsque j’entendais que les jeunes l’oubliaient de plus en plus, je ne pouvais que me sentir désolé face à tant d’imprudence.
Une fois la protection mise, je pus reprendre mon exploration. La pointe de mon gland buta contre son bouton, lui arrachant un ultime soupire de satisfaction. Sentant qu’il s’ouvrait à mon contact, je poussai. Son trou vierge me résistait. Je ne voulais pas le blesser, mais il était nécessaire qu’il se détende s’il souhaitait accéder au firmament de la volupté.
Je me couchai alors au-dessus de lui. Je pris soin de lui faire sentir ma chaleur corporelle par son dos courbé. La tête en arrière, il haletait, comme je l’avais imaginé. Dans cette obscurité, je pouvais identifier la forme de son crâne et de ce qui m’intéressait : ses oreilles. Je m’en approchai lentement.
- Ouvre-toi, lui susurrai-je.
Il sursauta. Ses chairs s’écartèrent. Mon gland franchit cette porte inviolée. Un délicieux soupir lui échappa, haletant, en proie à son plaisir. Je fus moi-même englouti par cette exquise sensation et, sans ménagement, lui enfonçai le reste de mon membre dans son trou affamé.
Mathis ne put se retenir davantage. Je sentis ses parois palpitantes se resserrer autour de mon pénis plusieurs fois d’affilé alors qu’il hurlait tel un bébé venant de naître. J’eus peur qu’il ressente une quelconque forme de souffrance. Je voulus le rassurer, l’envelopper de mes bras. Une main hasarda au niveau de son entrejambe, afin de lui procurer un autre plaisir. Trempé il était. Poisseux. Il venait d’éjaculer.
Cela m’excita davantage. Les fesses en l’air, le dos courbé, il était mien. Alors je plaçai mes mains sur ses poignées d’amour et entamai une lente retraite de mon membre de son trou écartelé. Je le sentis perdre le contrôle de lui-même, se reculer sur mon épée brûlante.
- Non… Reste… me souffla-t-il.
S’attendait-il à ce que je le quitte ? Quel novice ! Je le pénétrai plus brusquement, de l’entièreté de mon membre. Il cria à nouveau, et ce à chacun de mes répétitifs va-et-vient. Il ne se contenait plus. Il se moquait des apparences. Il prenait son pied, là, ma bite dans son cul et laissait échapper le moindre de ses bruits refoulés. Il était au septième ciel.
Une nouvelle fois mon esprit me joua des tours. Une nouvelle fois, à cause, ou grâce, à l’obscurité, mon amant du soir prit l’apparence d’un autre jeune homme portant une paire de lunettes.
Mon fantasme enfonça alors sa tête dans le dessus de lit et, de ses mains libres, vint écarter ses lobes. Il voulait que je le défonce, littéralement. Son vœu fut exaucé. Je le ramonai en bonnes et dues formes durant d’interminables minutes. De la sueur perlait sur mon front. Je sentais que la pièce n’était plus qu’un four où différentes odeurs se mélangeaient. Qu’est-ce que j’aimais sentir ses parois, alors inviolées, s’écartait lors de mes passages !
Ses cheveux noirs m’excitaient au plus haut point. Ses petits cris, ses suppliques me demandant de ne jamais m’arrêter rendaient mon membre tellement dur qu’il était sur le point de se briser.
Alors une dernière fois, dans un ultime coup de reins, j’enfonçai ma massive queue dans ce trou dévoué, inviolé jusque-là, et m’y introduisis jusqu’à ce que mes poils pubiens lui caressent son ouverture boursoufflée. Il hurla à plein poumon. Ou était-ce moi ? Ses parois m’étouffèrent la verge. Sa puissante pression pulsante me fit vibrer et dans un cri, je me vidai.
Haletant, j’étais moi-même ailleurs, sur mon propre nuage, m’imaginant remplir le trou de Benjamin. Cette grotte vierge. À cet instant, il tournerait la tête vers moi, le front perlé de transpiration, ses yeux trahissant sa satisfaction. Je l’aurais dépucelé. Je l’aurais fait mien.
Je vins naturellement enlacer mon partenaire, tellement satisfait de notre fusion. Je voulus lui toucher le membre, à lui aussi, partager cet exquis instant qu’il m’avait fait ressentir. Quel ne fut pas mon étonnement de me retrouver face à une mare de sperme et sa queue toute molle. Il avait joui à nouveau.
- Mon dieu… Je… Je… C’était fantas —, soupira-t-il.
Je me retirai progressivement, mou, avant de prendre la capote, la nouer et la jeter à côté du lit, le visage grave. Mathis se retourna vers moi, toujours dans le noir et, à tâtons, me cherchant. Vainement, j’essayais de le repousser.
- C’était tellement bon ! Ta grosse queue me bourrinant le cul… J’espère que mon copa — …
Je le fis taire d’un doigt sur la bouche. Il parlait trop. Il ne devait, pour aucune raison, briser cet instant de volupté.
- Va-t’en, s’il te plait, lui dis-je.
- Mais pour le paiement…
- Offert. C’était parfait. Sors, s’il te plait, lui intimai-je poliment.
Je m’étalai alors sur le lit, en étoile de mer. Echoué. Je songeais à mon obsession pour Benjamin. Cela n’avait aucun sens. Je le côtoyais depuis des mois au travail et là, seulement parce que je le savais curieux, parce que je lui avais procuré du plaisir, il m’intriguait. Je ne pouvais nier l’évidence. Je ne l’aimais pas, pas au sens propre de l’amour, mais je le désirais. Tout entier.
Et j’étais de ceux à être patient, jusqu’à avoir ce que je voulais.
J’entendis Mathis rassembler ses affaires dans le noir et prendre la porte, un bref sanglot étouffé. Ainsi, je demeurai seul, avec ma culpabilité d’avoir peut-être aidé une âme esseulée, mais de ne pas avoir su parfaitement l’élever. J’aurais dû le retenir. J’aurais dû lui parler de l’après-sexe, l’une des meilleures parties avec les préliminaires.
Je ne pus le faire, hanté par Benjamin. Même s’il m’avait ignoré, je devais lui parler. Je devais mettre les choses au clair entre nous.

Bonjour ! Pour tout renseignement, contact privé, remarques, avis ou autre, je vous invite à m’écrire à l’adresse mail suivante : N’hésitez pas, j’apprécie tous messages.
J’espère sincèrement que vous prendrez plaisir à suivre cette histoire que j’en ai à l’écrire ! À bientôt.

Alex

Suite de l'histoire

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Un amour inaccessible -07 Miangemidemon
Le volleyeur et le rugbyman -02 Dolto
Mes dépucelages -09 XXL
Mes dépucelages -10 XXL
Mes dépucelages -11 XXL
La Première Fois de Mon Pote -02 Molgax
Colocation -11 Emerick
Plans totalement anonymes -02 Eric84
Plans totalement anonymes -03 Eric84
Éveilleur -03 Alex
Soumission & Domination -537 Jardiner
Du fantasme à la réalité -02 Loic.1972
Du fantasme à la réalité -03 Loic.1972
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IMPORTANT
Rêve ou réalité, ces histoires ne sont pas un art de vivre
Elles ne doivent pas te faire oublier les dangers d'une relation sexuelle sans protection :
Les maladies sexuellement transmissibles.
Faites comme les gens qui aiment la vie, leurs proches :
PROTEGE-TOI ET METS DES CAPOTES!

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